8 avril 2007 . La résurrection de Jésus . Christian PERINO
Culte 8 avril 2007 La résurrecti
Message du 8 avril 2007
La résurrection de Jésus
La Pâque,
c’est la fête de la vie, c’est la fête de la lumière. Et nous voulons nous
réjouir pour cela. Par cette résurrection nous sommes vivants. Notre âme est
devenue une âme vivante. Le monde fête beaucoup de choses, mais nous, nous
voulons fêter la lumière et la vie. Nous voulons fêter l’évangile, cette parole
de Dieu qui a bouleversé notre vie et qui a fait de nous des enfants de Dieu.
C’est ce qui est vital et important. Nous savons que notre chemin est éternel
désormais ; que c’est un chemin de vie et de bonheur. Je dis de bonheur et non
pas de facilité. Le mot facile n’existe pas dans l’évangile ni dans l’ancien
testament. Nous ne trouvons jamais ce mot parce que ce n’est pas un chemin
facile. C’est un chemin de bonheur parce que Jésus a fait la promesse d’être
avec nous ; parce que Jésus nous invite sur son chemin, pas sur le nôtre; sur le
sien, à Le suivre. C’est là où Il se tient. C’est sur ce chemin resserré, étroit
que nous trouvons la vie et la lumière dont nous avons besoin pour notre âme.
Jean ch.
20 v 1 à 18 : Ce récit est le récit de la résurrection et nous parle d’une
femme, Marie de MAGDALA. Par ce texte, j’aimerai vous dire qu’aux premiers temps
de l’Eglise, les chrétiens le jour de Pâques se saluaient en disant « Jésus est
ressuscité ! » Pouvons-nous nous saluer par cette manière qui symbolise notre
foi dans ce passage. Oui, Jésus est ressuscité !
C’est une
grande réalité, c’est le fondement de notre foi. Si nous ne croyons pas à cela,
cela ne sert à rien d’être réuni ce matin. Cela ne sert à rien de se dire
enfants de Dieu. Cela ne sert à rien de croire que nous vivrons pour l’éternité.
Ce serait une religion de plus. Mais l’Esprit de Dieu nous a ouvert l’esprit et
le cœur afin de croire que Jésus est vraiment ressuscité.
Suivons
Marie de MAGDALA sur le parcours du tombeau. Elle va au sépulcre de bon matin.
Il fait encore obscur. Elle voit avec étonnement que la pierre a été roulée;
pourtant cette pierre se roulait à plusieurs ; c’était une énorme pierre. Un
homme ne suffisait pas, deux hommes ne suffisaient pas ; trois tout juste. Mais
elle voit cette réalité et que se passe-t-il ? Pourquoi cette pierre était-elle
roulée ? Elle court vite avertir Pierre et Jean qui eux-mêmes veulent voir ce
qui s’est passé. Aux dires de cette femme, la pierre a été ôtée. Ils courent,
ils se précipitent vers le sépulcre.
Pierre entre. Puis Jean. Ils voient. Ils voient que le tombeau est vide et s’en
retournent. Mais Marie de MAGDALA reste, pleurant. Elle a beaucoup de chagrin de
voir ce tombeau vide, car elle ne sait pas où est son Maître, son Seigneur.
Dans ce
passage nous voyons combien parfois, il est difficile de croire aux promesses de
Dieu. Nous le croyons peut-être d’une manière évasive. Nous le croyons parce que
nous le lisons. Mais lorsque nous sommes confrontés à des réalités spirituelles,
c’est autre chose ! C’est différent ! Parce que nous sommes confrontés à quelque
chose qui nous échappe ! Quelque chose que nous ne contrôlons pas et que nous ne
saisissons pas ! Et nous pouvons être vite déstabilisés. Nous aimons tellement
nous raccrocher à ce que notre mémoire, notre esprit, notre entendement croient.
Nous pouvons même évoluer toute notre vie dans cette sphère et croire que ce que
nous comprenons simplement.
Personnellement, je comprends Marie. Nous ne pouvons pas dire à Marie qu’elle
manque de foi, qu’elle ne se souvient plus de ce que Jésus a dit… ! Au troisième
jour il serait ressuscité !
Parfois ne sommes-nous pas comme Marie de MAGDALA. Nous croyons que Jésus peut
tout accomplir et il n’y a aucun doute… mais c’est pour les autres. Mais lorsque
c’est pour nous, allons-nous nous approprier la promesse ? Est-ce que nous
allons nous approprier avec certitude ce que nous lisons ? Ce que j’ai entendu
au fil des années ? Parfois Jésus dans certaines de nos situations, nous met
lui-même au pied du mur. Et c’est là qu’apparaît la réalité de notre foi. Nous
avons souvent beaucoup de foi pour les autres. Mais le croyons-nous aussi pour
nous, que Jésus veut nous bénir ? Croyons-nous aux Ecritures pour notre propre
vie, qu’il accomplit toujours et éternellement ce que sa Parole dit ? Puisque ce
qu’Il dit, Il l’accomplit.
C’est un premier point important dans ce jour de résurrection : est-ce que nous
croyons vraiment que Jésus est ressuscité ? Et que sa vie de résurrection est en
nous ? Est-ce que nous sommes devenus une nouvelle créature, en devenir bien
entendu ? Cela ne se fait pas du jour au lendemain, mais tout au long de notre
vie. Est-ce que nous croyons en cela ? Est-ce que nous acceptons que la vie de
Jésus nous transforme et nous fasse grandir dans la foi ; nous fasse
entrer dans son service ? Car vivre pour Jésus, c’est le servir. Etre enfant de
Dieu, c’est être au service de Celui qui est mort et qui est ressuscité pour
nous montrer le chemin.
Marie
n’avait pas saisi cela. Pas encore en tout cas. Elle s’en retourne. Elle est
triste. Elle pleure. Il est écrit : « les anges viennent et lui disent : femme,
pourquoi pleures-tu ? » Les anges sont étonnés de son chagrin ; c’est un
étonnement de compassion. « Pourquoi cette tristesse ? » Le monde céleste ne
comprend pas notre tristesse.
Sa réponse est celle-ci : « parce qu’ils ont enlevé mon Seigneur et que je ne
sais où ils l’ont mis. » Elle n’a pas encore compris que Jésus est ressuscité et
que le tombeau n’a pu le retenir. Elle en est encore à la disparition du corps.
Elle en est encore à l’intelligence humaine, à la réflexion humaine. Elle en est
encore au B.A.-BA de la foi. Elle commence à entrevoir quelque chose de réel :
Jésus n’est plus dans le sépulcre. Mais la résurrection, c’est encore trop
difficile à croire. « Où ont-ils mis le corps de Jésus ? »
Son raisonnement est très humain. On ne croit que ce que l’on voit. Les anges en
sont étonnés. Pourquoi cette tristesse alors que ce devrait être un moment de
joie, cette résurrection ! Un moment où le ciel se révèle particulièrement ! «
Qui a pris le corps de Jésus ? » « Où l’ont-ils caché ? »
Que voient
aussi les anges autour du tombeau. Ils voient les gardiens endormis, incapables
de faire quoi que soit. C’est le monde païen, les incrédules qui quoi qui se
passe de divin, d’extraordinaire, dorment, impuissants. Cela ne les regarde même
pas.
Jésus
ressuscité n’a pas encore absorbé son esprit, n’a pas encore touché son cœur.
Cette parole n’est pas encore une révélation dans sa vie On peut croire à la
Bible comme un récit, comme une leçon de morale, un livre historique. Si on ne
croit pas à l’Esprit qui anime cette parole, il y aura toujours cette séparation
entre nous et Dieu.
Jésus n’est
pas dans le sépulcre. Jésus n’y est plus et n’y sera jamais plus. On ne peut pas
jeter la pierre à cette femme, parce que souvent, croire aux promesses divines
est difficile même dans le peuple de Dieu. Difficile pour l’Eglise de croire aux
prières qui s’élèvent vers Dieu.
Regardez Pierre lorsqu’il est en prison, dans Actes ch. 12 v 11 à 15, il
est écrit : « revenu à lui-même, Pierre dit : je vois maintenant d’une manière
certaine que le Seigneur a envoyé son ange et qu’il m’a délivré de la main
d’Hérode […] Ils lui dirent : tu es folle. » L’Église prie. L’Église ne croit
pas aux réponses de sa prière.
L’Église ne croit pas que Jésus peut accomplir ce miracle.
Est-ce que nous croyons que Dieu est puissant lorsqu’on prie ? Sachant très bien
qu’à Lui seul appartient la réponse. Nous prions que sa volonté soit faite ;
acceptons-là ! Mais très souvent elle nous dépasse, car Dieu est Dieu. Elle nous
dépasse totalement parce que Dieu n’est pas dans notre raisonnement limité ; «
ses pensées ne sont pas nos pensées ; ses voies ne sont pas nos voies. »
Acceptons-le lorsque nous prions.
Dans Actes,
on voit donc que pour l’Eglise ce n’est pas si évident. C’est même difficile. L’Eglise
ne croit même pas à sa prière. Elle prie mais ne croit pas que le Seigneur peut
exaucer. Est-ce une prière ? Si je commence à me mettre en prière, c’est que je
crois que Dieu peut tout. Je le crois sinon je me tais, sinon je ne fais pas de
religion avec une posture de prière comme les Pharisiens qui au coin de la rue
priaient pour qu’on les voie et non pour honorer Dieu.
Que nos prières soient des prières de foi, des prières de vie, parce que je
m’adresse au Dieu vivant, au Dieu ressuscité. Et Il entend mes prières. Ils
comprend mes prières mais Il attend de moi que j’accepte sa volonté quelle
qu’elle soit.
Il faut savoir que le Seigneur n’est pas notre serviteur mais que nous sommes à
son service. Que ta volonté soit faite, mais si je suis abasourdi quand je vois
la volonté de Dieu s’accomplir. Même si je n’en reviens pas ; même si sur le
coup je n’y crois pas. Laissons Dieu répondre à nos prières. Ne soyons pas comme
les disciples qui ont dit à Marie qu’elle était folle ! Pourquoi prier si je ne
m’attends pas à la grâce de Dieu.
Nous avons
eu dans notre église un frère qui a été guéri d’un cancer aux reins Gloire à
Dieu ! C’était la réponse de Dieu à nos prières ! Ce n’est pas toujours comme ça
! Mais pour ce frère, ce fut le cas ! C’est ce que Dieu a voulu faire pour lui
selon sa volonté ! Pour chacun ce sera différent, puisque nous avons un chemin
différent.
Seigneur que
ta volonté soit faite parce que tu es la vie. Et on ne peut pas canaliser la vie
à notre ressemblance. On ne peut pas tout prévoir dans notre vie. Nous faisons
partie intégrante de la vie mais nous ne pouvons pas la dominer. Que la vie de
Dieu nous emmène à sa suite dans tout ce que cela implique. Que nous nous
abandonnions dans cette vie nouvelle ; car nous avons tant à apprendre.
Marie va
comprendre parce qu’elle va rencontrer le Seigneur et Il va lui parler. Le fait
que le Seigneur lui parle, au timbre de sa voix, c’est là qu’elle va reconnaître
que Jésus est vivant. Les brebis connaissent la voix de leur bon berger. Il est
important d’exercer notre oreille, notre âme, à reconnaître la voix du bon
berger. Et Marie a reconnu sa voix : « Marie ! » elle a répondu : « Rabbouni »!
C'est-à-dire « Mon Maître » ! Elle a reconnu Jésus à sa voix. La voix du bon
berger est particulière. La voix du bon berger est unique. Apprenons à la
reconnaître dans ses multitudes de voix qui sont autour de nous.
La voix de Jésus est bien souvent une voix rassurante, pleine d’amour ; une voix
ferme ; mais qui ne laisse pas indifférent. Que s’est-il passé lorsque nous
avons été touchés par la grâce de Dieu ? N’avons-nous pas entendu une voix
particulière qui parlait à notre coeur ? Et qui nous a convaincus ? Pourtant
combien de voix auparavant nous ont-elles parlé? Mais celle-ci était
particulière. Celle-ci était unique. C’était la voix du bon berger. Cette voix
nous a convaincus que nous avions besoin de vivre, convaincus que le Père nous
aimait, que le Père nous pardonnait et qu’Il nous voulait pour Lui. Et nous
pouvons dire : « amen » à cette voix.
Chacun a son
histoire puisque chacun est unique devant Dieu. Nous avons reconnu cette voix
qui a touché notre âme. Nous pouvons, nous aussi dire : « jamais homme n’a parlé
comme cet homme. Jamais nous avons entendu de telles choses ! » Il en a été de
même pour nous. Jamais on a entendu de telles paroles d’amour, de telles paroles
de consolation, de telles paroles de vie qui redonnent à un homme sa dignité,
qui redonnent à un coeur à espérer, à une âme à croire, qui redonnent l’envie de
vivre. La voix du Seigneur est vraiment particulière ; elle est unique.
Marie voit
le tombeau vide. Et l’apôtre Paul dira dans 2 Timothée « notre Sauveur
Jésus-Christ a réduit la mort à l’impuissance et a mis en évidence la vie et
l’immortalité par l’évangile. » L’évangile c’est la puissance de Dieu, c’est la
puissance de vie. Il y a ce que nous entendons et il y a ce que l’évangile
produit en nous et qui fait toute la différence avec d’autres livres même
religieux. La Parole de Dieu fait qu’elle ne laisse pas quelqu’un indifférent.
Elle le travaille. Elle le cherche. Elle le trouble. Le coeur n’est pas en paix
lorsque la Parole de Dieu le travaille dans le bon sens du terme. La parole est
porteuse de vie. Elle est porteuse de cette vie de la résurrection que nous
fêtons aujourd’hui. Et la vie est tellement grande lorsqu’elle est en
Jésus-Christ, tellement puissante ! Par cette vie, Jésus veut reformer en nous
son image. Ce n’est pas à coup de lois, de ‘il ne faut pas’… c’était un peu
comme cela quand j’étais au catéchisme. On n’a pas envie de suivre un chemin où
on nous parle que de lois et non de vie. C’est très difficile d’être sous des
lois qui vous écrasent et qui vous culpabilisent. La vie du Seigneur, mais c’est
la liberté ! La seule loi, l’amour ! C’est l’amour du prochain ! C’est l’amour
de servir notre sauveur ! C’est l’amour d’être serviteur les uns des autres !
Cela nous libère. La vie de Jésus-Christ en nous nous libère de toute la loi que
les hommes ont inventée et mise sur les épaules des uns et des autres. L’amour
n’effraie pas. L’amour remplit de joie et de bonheur.
La mort n’a
pu détruire ce mort meurtri. Elle n’a pu le retenir. Car celui que Dieu a
ressuscité, n’a pas vu la corruption. La mort n’a pas pu détruire l’amour.
L’amour est plus fort que la mort. Ecclésiaste le dit. L’amour est plus fort que
la mort et l’amour est sorti du tombeau. L’amour n’a pas pu être retenu par la
mort. Le tombeau est vide. Marie en pleure. Mais dans sa plus ardente bataille
entre l’espérance et la réalité, Marie épuisée par ce combat veut croire. Et
devant cette réalité de la mort, elle n’arrive pas à franchir le pas. Elle, 4
qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux ;
elle, de qui le Seigneur dira :
« ses nombreux péchés lui ont été pardonnés car elle a beaucoup aimé » et encore
« partout où la bonne nouvelle sera prêchée dans le monde, on racontera aussi en
mémoire de cette femme, ce qu’elle a fait. »
Marie de MAGDALA a vécu des choses extraordinaires avec le Seigneur. D’où son
grand amour pour le Seigneur. Le Seigneur relève cet amour. Il relève le coeur
de cette femme en disant : on racontera tout ce que cette femme a fait pour moi,
parce qu’elle a osé. Elle a bravé les autorités religieuses. Elle a bravé la
morale de cette époque pour aller vers Jésus, le Prince de la vie ; cette vie
dont elle avait tant besoin. Elle qui était une femme de débauche, la voilà qui
pleure aux pieds du Seigneur comme une supplication, une prière ardente : «
change ma vie ! » Seule la vie du Seigneur change un coeur. Ce n’est pas la
religion. C’est sa vie. Marie se trouve dans cet état. Elle se reconnaît
pécheresse. Elle n’a jamais contredit cela. Mais elle reconnaît également que la
puissance du Christ peut effacer tout son passé, peut l’ôter. Jésus ne l’a
montre pas du doigt, mais Il dira que cette femme a beaucoup aimé, en vérité,
par ses actions, par son courage. Parce qu’au temps de Jésus être une femme,
c’était vraiment le rebus de la société. Jésus savait que cette femme était une
pécheresse qui voulait sortir de ses ténèbres, sortir de la mort pour entrer
dans la vie. Elle est venue aux pieds de ce Prince de la vie en lui demandant
grâce. Sans le savoir elle servait déjà le Seigneur. Elle le servait
indépendamment de ce que les hommes allaient penser d’elle. Elle, qui était une
proscrite de la société, une mauvaise femme ; elle le savait mais elle n’a pas
fait cas du qu’en dira-t-on. Elle est venue aux pieds du Prince de la vie pour
vivre vraiment.
C’est ce que
nous devons vivre au quotidien. Venir aux pieds du Prince de la vie ; lui
demander la vie dont notre âme a besoin pour le jour qu’il nous donne ; pour
qu’aujourd’hui dans cette vie nous puissions le servir. Notre prochain a
peut-être besoin de quelque chose que nous pouvons lui apporter. Un verre d’eau
! Faisons le ! Servir notre prochain, c’est servir notre Seigneur. Ce n’est pas
que dans l’église, ce n’est pas que dans le ministère, c’est depuis mon lever
jusqu’à mon coucher. Il y a bien des occasions pour servir le Seigneur.
«Rabbouni »!
Oh, que ce cri est fort dans son coeur ! Elle reconnaît le Seigneur ! Elle
reconnaît Celui qui va lui offrir la vie ! Cette vie de résurrection. Elle le
reconnaît. Un cri de triomphe jaillit de son coeur. Un cri de joie. Que
d’émotion ! Que d’amour ! Que de joie de retrouver le Seigneur. Elle sait que
désormais en recevant la vie du Seigneur tout va continuer. Parce que la
résurrection c’est la véritable vie qui se prolonge ; la vie éternelle ; la vie
qui en vaut la peine.
Jésus veut
nous faire sortir de nos sépulcres également. Le sépulcre est resté vide. Jésus,
lorsqu’il apprend le décès et la mort de son ami Lazare, devant le tombeau, prie
et il dit à Lazare : « Sors ! » Sa vie de résurrection en Lazare fait que
celui-ci revient à la vie.
Parfois n’avons-nous pas en nous des petits coins qui ressemblent à ces
sépulcres fermés. Et Jésus vient et nous dit : « Sors ! Sors de ta religion !
Sors de tes passions ! Sors de ton incrédulité ! Sors de ta fatigue qui
t’empêche de venir ! Sors de tout ce qui t’éloigne de Christ ! » On s’habitue
quelque part à tous ces petits caveaux en nous qui sont fermés. « Sors de ton
confort ! Sors de chez toi ! Sors de toi-même ! Offre-toi à ton prochain !
Offre-toi à ton Seigneur ! »
La vie va de l’avant. La vie, c’est au-dehors que nous la vivons et que nous la
trouvons. C’est au-dehors de nos forteresses, de nos résistances, au-dehors de
nos propres sépulcres. Jésus, comme à Lazare, nous dit la même chose : « Sors !
» Il faut que sa vie rayonne dans tout notre être, dans tout notre cœur, dans
toute notre âme. Il faut que nous sortions ; il faut que nous osions sortir pour
vivre avec le Seigneur. Non pas comme nous le voulons, comme nous l’entendons.
Souvent, nous nous façonnons un petit « dieu domestique ». Le Dieu de la vie
m’appelle à sortir, à aller au-devant des autres. Même dans mon travail, je peux
servir Dieu, en étant un bon travailleur, en faisant de tout mon cœur comme
pour le Seigneur, ce que je dois faire. Les témoignages sont souvent dans les
actions plus que dans les paroles. Les paroles, on en entend des millions chaque
jour, mais rien ne change apparemment. C’est dans ce que nous sommes, c’est dans
ce que cette nouvelle vie fait de nous, que les autres vont reconnaître que nous
ne sommes pas comme les autres. Les paroles, tout le monde parle bien et venir
avec des versets ; « il est écrit ! Il est écrit ! » Mais il est aussi écrit que
nous devons servir le Seigneur. L’Eglise n’est pas seulement dans ses murs, mais
elle est dans la rue, dans notre foyer, dans notre lieu de travail. Là où les
chrétiens se tiennent, le Seigneur se tient. C’est pour cela qu’il est écrit «
faites tout comme pour le Seigneur. » Il faut toujours s’imaginer que le
Seigneur nous regarde, nous observe. Quel témoignage allons-nous apporter ?
Le sépulcre est vide et il faut que nous soyons vides de nous-mêmes pour que la
vie du Christ soit en nous.
Avons-nous
peur de cette vie ? Avons-nous notre cœur à moitié ouvert ? Au trois quart ? Le
Seigneur désire qu’il n’y ait plus de porte fermée. La mort retient. La vie
libère.
Que ce soit le miracle de Pâques qui s’accomplisse dans notre vie, aujourd’hui
et demain et tous les jours que Dieu nous donne ; la vie. C’est un combat de
vivre, qui n’a rien à voir avec se laisser vivre. Un combat par rapport à
ce que Jésus nous conseille, nous demande. Même si les autres ne le font pas.
Dans le courant d’un fleuve il n’y a que les morts qui se laissent
entraîner. Les vivants résistent. Sommes-nous vivants ou sommes nous morts ?
Nous sommes vivants ! Amen. Nous ne pouvons pas dire « oui » à tout. « Ne vous
conformez pas au siècle présent. » C’est un combat difficile ne de pas se
conformer. Que va-t-on penser de nous ? Nous allons peut-être perdre des amis.
Nous allons peut-être perdre notre situation, notre notoriété. Mais Christ est
là et Il honore ceux qui l’honorent. Soyons sages dans notre témoignage en
arrivant avec une attitude qui plaît à Dieu, une attitude qui honore le
Seigneur. C’est ce qui est important. Et souvent, c’est dans l’humilité, dans
les petites choses du quotidien où Dieu se montre grand et puissant.
Jésus nous offre cette vie en nous demandant de sortir de nous-mêmes pour que
nous vivions.
Lorsque
Marie reconnaît son Seigneur, elle se lève et court vers Jésus. La vie
l’appelle. Elle ne résiste pas à l’appel de la vie. Elle court dans les bras
d’amour de Jésus. C’est là notre place et notre vocation. Jésus, comme à la
croix, a toujours les bras grand ouverts pour quiconque veut s’y réfugier. C’est
l’appel de la vie éternelle, de l’amour. Trouvons-nous refuge dans les bras de
Jésus ? Trouvons-nous consolation ? Encouragements ? Y puisons-nous tout ce dont
notre âme a besoin pour vivre réellement ? Parlons-nous avec le Seigneur comme
nous parlons à notre ami ? Avec confiance ? Sachant qu’Il nous comprend et qu’Il
n’est pas venu pour nous juger mais pour nous sauver ! Qu’Il ne nous condamne
pas mais nous encourage à ne pas retourner à notre péché. La vie du Seigneur est
extraordinairement belle même dans les difficultés.
Souvent
lorsque je partais au bloc opératoire je remettais ma vie entre ses mains. Je
savais que ma vie lui appartenait et je n’avais pas le souci de ce qu’il allait
se passer. Dieu a été fidèle. C’est sa vie qui nous donne ce bonheur, cette
confiance.
Citations: «
la vie est éternelle, l’amour est immortel, la mort n’est qu’un horizon. Et un
horizon n’est rien, si ce n’est qu’une limite de ce que nous pouvons voir. »
« Toi ! La mort ne t’enfle pas d’orgueil ! Si certains te disent puissante,
terrible ! En fait, il n’en est rien parce que la vie est plus forte ! »
Bien sûr
qu’un jour nous laisserons notre corps, cette enveloppe, mais notre âme vivra
pour l’éternité ; notre âme vivra éternellement auprès de Dieu. Tous les jours
on s’y prépare. Tous les jours que Dieu nous donne est un temps de préparation.
C’est une école de serviteurs et de servantes, où nous nous efforçons de vivre
de la vie de Christ, et à ne plus agir comme avant, à ne plus agir comme tout le
monde, à ne plus avoir peur de ceci ou de cela. Mais de vivre ce que Dieu nous
demande. A Lui la gloire ! La puissance ! L’honneur ! Parce qu’Il nous a rendus
vivants pour l’éternité ! Dès ici-bas, vivons dans cette éternité ! Montrons au
monde ce qu’est l’éternité ! Qu’il en soit ainsi pour la gloire de Dieu ! Amen.
Orateur Christian PERINO -
Pasteur à Sallanches (74)
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