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ENVOYER C

ENVOYER C'EST PARTIR UN PEU

Extraits résumés du livre de Michaël GRIFFITH"

 

                                         I- LA  MISSION  A  CHANGE

 

1- Le monde a changé

    A-    Il y a plus de pays ouverts à l’Evangile, avec une plus grande population a toucher.

Il y a des pays officiellement «fermés», mais les missions et serviteurs de Dieu ont trouvé d’autres moyens pour entrer.

    B-     La diversité des ethnies est redevenue réalité concrète comme au temps apostoliques ;

Attention : Un pays peut être ouvert, même évangélisé, et cependant certaines ethnies ou groupes sont à atteindre. Voir aussi les transferts de population, les réfugiés.

La société est devenue pluraliste.

On revient à une évangélisation qui touche toutes les ethnies.

2- Les missionnaires changent

  • Les missionnaires à long terme, soutenus par les églises.

C’est la mission « classique », en mutation.

  • Les missionnaires à long terme, assurent leur propre soutien -  « faiseurs de tentes » - enseignants d’université –  etc...

Souvent des gens avec de grandes qualifications professionnelles.

  • Les enfants -adultes de résidents permanents.

  • Etudiants à l’étranger

Certains étudiants de haut niveau vont poursuivre leurs études dans un pays d’accès limité, pour témoigner parmi le monde étudiant.

  • Visiteurs à court terme.

Ex. Jeunes retraités, Etudiants en congés,...

Pour l’avenir : Dieu n’est pas à court de ressources, ni de chemins originaux pour toucher les inconvertis ! Les envoyés capables de subvenir à leurs besoins sont une catégorie grandissante.

L’histoire de l’Eglise et de la mission a établi des distinctions (pasteurs/laïques – missionnaires professionnels/faiseurs de tentes – etc.)

« Toute l’Eglise doit annoncer Tout l’Evangile dans Tout le monde »

3- Les méthodes de soutien changent

-         Il y a une grande mobilité chez les chrétiens, dans les églises locales, à cause des études, du travail, les gens s’éloignent de leur église d’origine.

-         Les missionnaires ne connaissent plus beaucoup ceux de leur église locale. Ils ont d’autres amis, hors de leur cercle, qui pourront les aider.

-         Il y a prolifération des dénominations, donc d’organisations missionnaires.

4- Les méthodes de soutien financier changent

Jusque vers 1800, tous les missionnaires assuraient eux-mêmes leur soutien.

Ex. Les Moraves  –   William Carey  –

Le budget d’une église locale doit envisager de prendre en charge quatre (4) sortes de missions :

-         Dans le même pays, la même culture (évangélisation locale)

-         Dans le même pays, et cultures différentes (Ex. Musulmans en France)

-         Dans un pays différent, ceux de même culture (chez les expatriés)

-         Dans un pays différent, ceux de culture différente (évangélisation traditionnelle)

 

                                       II-LE RÔLE  INDISPENSABLE  DE L’EGLISE  LOCALE.

 

L’église locale est la pépinière, où sont préparés, les témoins de Christ, dans la perspective de leur transplantation sur le champ de mission.

Tous les membres doivent être concernés par la mission : les membres les plus qualifiés sont envoyés dans les endroits où ils seront utiles.

La mission est la responsabilité de chaque église locale (comme les autres activités). Chaque église est le réservoir qui pourra envoyer des hommes.

Voir Matthieu 28 : 18-20

Dans les Actes, l’accent est mis sur la mission, plus que sur l’Adoration. Même si les sociétés missionnaires se sont spécialisées dans certaines tâches, leur personnel vient des églises locales.

1-     Les tâches que l’église locale peut assurer et devrait faire mieux que n’importe quelle société missionnaire.

2-     Les tâches que les sociétés missionnaires sont plus aptes à remplir que les églises locales.

3-     Tâches assignées aux instituts bibliques et centres de formation missionnaire, qui sont hors des compétences de la plupart des églises locales.

Ce que l’église locale seule peut faire pour ses membres :

1- Soutenir leur moral

Exprimer pratiquement, ouvertement notre amitié, nos encouragements.

1Samuel 23 : 16   Jonathan a cherché David en fuite pour « affermir son courage en Dieu ».    

Voir 2 Timothée  1 : 16

Courrier – appel  téléphonique – E-mail.

Certaines églises organisent un voyage pour visiter « leurs » missionnaires.

2- Un soutien pratique lors du premier départ.

C’est un moment intense, en émotions et en efforts physiques

Ex. d’aide pratique : aider pour les bagages, pour entreposer ou vendre du matériel.

3- Soutien pratique pendant un séjour à l’étranger.

-         s’occuper d’une maison en location ;

-         s’occuper des questions financières ;

-         envoyer une lettre de prière

Entretenir le contact : Livres nouveaux – revues – cassettes, etc.

Messages du dimanche et activité de l’église d’origine –

Téléphone ;  E-mail.

4- Soutien pratique quand les missionnaires rentrent au pays.

« Se sentir accueillis » quand on rentre en congés, après plusieurs années.

5- Soutenir dans la prière.

A Cambridge, de 1848 à 1960, le GBU tient une rencontre de prières tous les jours à l’heure du déjeuner, pour la mission mondiale.

Organiser des rencontres régulières de prières  motivantes.

6- Soutien financier

Quel budget l’église locale consacre-t-elle à la mission ?

Ex. A Singapour : on compte 14 églises « de Frères »

Une seule église consacre moins de 20% de son budget à la mission.

Huit donnent entre 20 et 30% de leur budget pour la mission

Deux donnent plus de 40% de leur budget pour la mission.

Ex : Eglise Guilford en Angleterre : Plus de 50% des ressources sont données pour la mission plus loin que la ville.

  • Engagement à long terme

Soutenir les missionnaires à long terme est un grand engagement. Quel pourcentage effectif de leurs besoins allons-nous couvrir ?

L’église locale a-t-elle la foi pour accomplir sa responsabilité envers ceux qu’elle recommande ?

Le soutien que l’église locale envoie aux missionnaires est-il un acte de foi (en relation avec leurs besoins réels) ou bien une limitation liée au budget de l’Eglise ?

  • Faut-il limiter le nombre de personnes que nous soutenons ?

L’Eglise peut soutenir spirituellement autant de missionnaires qu’elle désire.

Pour le soutien financier : la dîme des revenus de l’Eglise semble un minimum à donner pour l’œuvre missionnaire.

  • Certaines causes sont-elles dignes de plus de soutien que d’autres ?

Ne jugeons pas aux résultats chiffrés seulement !

Face aux sociétés missionnaires : quelle part doit rester pour l’administration au pays et le personnel administratif ?

Ex.    Eglise Baptiste « Gold Hill » en Angleterre (Comté Buckingham)

600 membres – 300 membres assistent à l’étude biblique – 400 jeunes et enfants.

54 missionnaires ont été envoyés par cette église, qui touche sa région, le Royaume Uni et le monde entier.

  •  3 organes au sein du Comité Mission.

-         Sous-comité administratif : sensibilise l’église et les jeunes à la mission. S’occupe matériellement des missionnaires qui rentrent en congés ;

-         Sous-comité des membres : garde le contact avec chaque missionnaire, par l’intermédiaire d’un membre de ce comité ;

-         Sous-comité des candidats : garde le contact avec les candidats en formation, conseille les membres qui se préparent au ministère missionnaire.

  • Un document écrit définit la stratégie missionnaire de cette église révisé tous les cinq (5) ans ;

  • En 1996 : 43% du budget annuel est pour la mission ;

  • La stratégie missionnaire prévoit : sensibilisation des jeunes aux besoins missionnaires (par des conférences internationales choisies) - formation – soutien spirituel des candidats dans toutes leurs étapes du ministère – soutien financier (y compris la retraite)  -

  • Un agenda de prière, tenu à jour, où figure chaque missionnaire. Chaque missionnaire est soutenu par son propre groupe de prière.

Ex.    Eglise des Frères Moraves , initiée par le Comte Zinzendorf

Organisée comme église locale en 1727 ;

1728 : premier groupe de jeunes célibataires qui prient pour la mission ;

1740 : 68 missionnaires envoyés ;

1760 : 226 missionnaires envoyés, tous autosuffisants financièrement ;

Au moment le plus fort du mouvement : 1 missionnaire pour 12 membres ;

En 150 ans, 2000 missionnaires ont été envoyés ;

La chaîne de prière a été ininterrompue pendant plus de 100 ans ;

Tous les membres étaient prêts à partir s’ils étaient sélectionnés.

 

                                        III-  LE  RÔLE  DU  PASTEUR  ET  DES  ANCIENS.

 

Le pasteur, les Responsables de la communauté locale, sont les mieux placés pour susciter l’élan missionnaire dans l’église, et placer celle-ci face à ses responsabilités.

-         La formation que reçoivent les pasteurs pendant leurs études doit inclure la missiologie et la sensibilisation à la mission ;

-         « La mission est le cœur de l’église, elle ne doit pas rester à la périphérie » L’enseignement de la Parole de Dieu sur Evangélisation et Mission doit être donné régulièrement dans l’église locale ;

-         quelle stratégie missionnaire l’église locale a-t-elle définie ?

-         « Le pasteur exerce une influence déterminante comme missionnaire dans son propre pays » (G. WARNECK)

-         « Si Dieu appelle à son service des hommes et des femmes de notre communauté, nous sentons-nous responsables de pourvoir à leurs besoins spirituels, matériels et financier... l’enthousiasme doit se mêler à la foi et au réalisme. » (Jim  GRAHAM  -  Angleterre)

 

Ex.    Pasteur Campbell Morgan (enseignant mort à Londres en 1945)

Son enseignement (étude biblique du vendredi soir) et son attention pour les missionnaires de son église ont marqué par exemple Mildred CABLE, missionnaire enseignante en Chine, pendant 45 ans soutenue par l’église de Campbell Morgan.

 

                                            IV LA ETAPES DE L'ACCOMPAGNEMENT PAR L'EGLISE

                                       

Le Seigneur Lui-même envoie dans la moisson, Il agit souverainement. Mais l’église locale et ses responsables sont des instruments dans les mains du Seigneur pour :

A- Discerner et former ceux qui sont appelés à partir en mission

L’église locale peut promouvoir l’intérêt pour la mission, par un enseignement motivant et en fixant des priorités.  Elle peut aussi l’étouffer par sa passivité.

B- Comment le Seigneur agit-il pour nous guider au sein de notre Eglise ?

  • Lorsque nous nous impliquons dans la vie et les activités de l’église.

L’église est une pépinière où nous sommes formés.

  • Nous voyons l’Esprit nous inspirer. Nous progressons.

  • Nous pouvons rencontrer les missionnaires invités par l’église, ils deviennent un modèle stimulant.

  • Nous pouvons recevoir de l’information, prendre de l’intérêt pour un pays, un peuple, etc.       

  • Ex. du livre « Flashes sur le monde »

  • Nous pouvons commencer à agir pour la mission

C- Développer les dons de chacun dans l’église

Il existe un processus biblique que les responsables doivent mettre en application dans l’église, pour développer les dons de chaque membre.

-         Identifier les dons

-         Donner l’occasion pour qu’ils entrent en action et se développent.

D- Comment l’église peut-elle participer au processus de sélection des missionnaires potentiels ?

-         La sélection est nécessaire. La disponibilité ne suffit pas, ni même la conviction intérieure que nous devons partir. Les dons de Dieu doivent être bien utilisés, au bon endroit.

-         Le processus de sélection demande de la rigueur, les questions épineuses ne doivent pas être mises de côté.

L’église qui a connu le candidat sur une période assez longue est la mieux placée pour évaluer son utilité potentielle sur le  champ missionnaire.

Elle devra collaborer avec l’organe missionnaire pour donner une évaluation juste du candidat. Elle agira avec discernement et discrétion.

Danger : Les apparences sont parfois trompeuses !

-         Un échec de missionnaires qui doivent abandonner produit :

  • un doute sur la sagesse des anciens à prendre une bonne décision

  • de l’amertume chez les missionnaires qui doutent de la bonté de Dieu

  • une perte de confiance et de crédit dans l’église et chez les autres missionnaires

-         Domaines à examiner particulièrement

1-     santé physique et équilibre psychique du candidat

2-     vie de couple

3-     comportement dans le milieu professionnel : que dit l’employeur ?

4-     vie sociale : que disent les amis proches ?

5-     a-t-il des relations avec des immigrés dans l’église, dans la ville ?

6-     que disent ceux qui l’encadrent et le forment dans l’église ?

Est-il persévérant dans les difficultés ? Quels fruits porte-t-il ?

La sélection gérée successivement par la communauté locale, le centre de formation, puis l’agence missionnaire, devrait filtrer ceux qui ne sont pas aptes à être envoyés sur le champ de mission.

On peut souligner deux tendances chez les candidats missionnaires :

-         Ceux qui se surestiment (moins nombreux)

-         Ceux qui éprouvent des doutes à leur sujet, même s’ils ont une conviction (les plus nombreux)

Ainsi les conseils de tout un groupe de personnes extérieures sont nécessaires pour confirmer ou infirmer la conviction subjective de la personne.

E- Comment une église locale peut soutenir l’un de ses membres dans ses démarches auprès d’un Centre de formation ou auprès d’Agences  missionnaires

-         Dans le meilleur cas, le candidat missionnaire  avoir une discussion approfondie et un temps de prière avec les Anciens, avant de déposer un dossier.

Tout candidat missionnaire doit avoir l’assurance que sa communauté le soutient, qu’elle appuie son engagement et sa vocation.

-         L’église doit suivre le candidat, des liens étroits avec l’Ecole biblique doivent se développer, pendant la formation.

-         Plus tard, quand le candidat choisit une société missionnaire, le soutien et l’approbation de l’église sont une garantie -  soutien dans la prière – soutien financier. Eglise locale et société missionnaire doivent être partenaires.

F- Envoi des missionnaires et Imposition des mains (voir Actes 13 : 3)

Voir aussi :  1 Timothée 4 : 14 –     2 Timothée 1 : 6

C’est un geste qui responsabilise l’église locale tout entière : Elle « envoie » ou « recommande » les missionnaires qui partent.

G- Soutenir les membres qui servent Dieu à l’étranger

-         Pasteurs et Anciens doivent se considérer comme pastoralement responsables de ceux qui servent au loin, même si un comité missionnaire exécute les tâches pratiques, et si la société missionnaire supervise le missionnaire.

-         Rester à l’écoute de celui qui est au loin

-         Entretenir la relation : courrier – téléphone – e-mail – colis, etc.

-         Chaque missionnaire a besoin d’avoir derrière lui un « club de supporters »

 

                               V- LA PRIERE POUR LES MISSIONNAIRES EN ACTIVITE INTENSE

                          

Nous sommes tous convaincus en théorie de la nécessité de prier pour l’évangélisation mondiale.

1-     C’est biblique de prier pour la mission (1 Thessaloniciens 5 : 25)

Paul demandait la prière des églises pour son ministère et ses collaborateurs.

Romains 15 : 30-32 « Je vous exhorte à combattre avec moi... »

Les croyants participent au ministère missionnaire par la prière.

2 Corinthiens 1 : 10-11 Ayons la Foi que par la prière, nous participons activement à l’œuvre de Dieu dans tel ou tel endroit.

Voir encore :     Ephésiens 6 : 18-20 - Colossiens 4 : 2-4, 12 - 2 Thessaloniciens 3 :1-2 Philémon 22

Paul prie pour des occasions d’annoncer l’Evangile. Les chrétiens doivent aussi prier pour celui qui porte la Parole, l’Ambassadeur.

Paul encourageait toute l’église à s’appliquer dans l’œuvre missionnaire, par la prière. Sans les moyens de communications actuels !

Matthieu 9 : 36-38 « Priez le Maître d’envoyer des ouvriers dans sa moisson »

2- Prier pour la mission est humain

L’église en tant que famille, doit manifester son affection et son intérêt pour les membres qui travaillent au loin.(1Thessaloniciens 2: 17)

Philippiens 2 : 20 « Etre frère de l’âme »

Aujourd’hui, nous avons besoin de créer de réelles amitiés, des relations profondes dans le corps de Christ.

3- Prier est selon Dieu

Jacques 4 : 2-3 Même si Dieu n’est jamais limité par nos carences ou nos faiblesses, nous devons reconnaître que nous pouvons entraver Son œuvre, si nous ne prions pas.

Notre prière est le moyen par lequel la volonté de Dieu s’accomplit sur terre.

Nous connaissons la volonté de Dieu : Que tous parviennent à la repentance, que des hommes de toutes tribus soient réunis devant Son Trône, etc.

4- Prier nous engage pratiquement

Dieu est avec ceux qui prient, en même temps qu’Il agit avec ceux qui travaillent au loin pour le salut de âmes.

5- Notre prière est agréable à Dieu (1 Timothée 2 : 3-4)

Dieu désire le salut de tous : nous devons prier dans ce sens là.

En priant pour ce que Dieu veut, nous montrons notre engagement avec Lui.

6- Prier est un commandement de Jésus ( Matthieu 9 : 38 ;  Luc 10 : 2)

Ceux qui sont appelés à prier, sont ensuite envoyés par le Maître.

Ceux qui se soucient des multitudes et de leur salut, vont prier.

7- Prier pour des sujets appropriés

-         Connaître les phases successives de la vie missionnaire aide à prier pour ceux que nous connaissons sur le champ avec exactitude  (Famille missionnaire –enfants).

8- Prier est efficace

9- Prier est un combat

L’œuvre missionnaire se confronte à des puissances des ténèbres que cercle d’intercesseurs et les missionnaires pourront vaincre par la prière.

Pour le combat spirituel, nous sommes tous « envoyés ».

 

                                        VI- RÔLE  DU  COMITE  MISSIONNAIRE  DE L’EGLISE

 

« Mobiliser chaque membre de la communauté »

L’église locale doit créer une structure destinée à assurer l’envoi de missionnaires.

1-     Prier  pour que notre communauté comprenne l’importance d’envoyer des hommes.  

Trouver des frères et sœurs également motivés.

Soumettre nos idées aux Responsables de l’église.

Mettre en place une organisation, sachant qu’il y aura des responsabilités à assumer.

2-     Démarrer modestement – Informer l’église-

Ex.   On peut commencer par soutenir une personne déjà connue dans l’église, Respectée et dont le travail suscite l’enthousiasme. Une église suivra plus facilement un projet personnalisé et limité, qu’un vaste Plan pour atteindre le monde entier !Nous devons sensibiliser l’Eglise aux besoins du monde et la motiver à agir Concrètement   (pas seulement par des collectes d’argent) Une Déclaration écrite simple concernant le Comité peut être utile.

3- Associer quelques chrétiens dans la prière et l’action.

Créer un lien naturel, entre affection et prière.

Evitons de créer une réunion de plus ! Plutôt un « club de supporters » ou « cercle d’amis », avec des objectifs précis.

4- Rédiger une brève déclaration de nos intentions concernant la mission.

Un document simple, accessible à toute l’église

  • avec qui les membres de la communauté pourront-ils parler d’un éventuel appel missionnaire, de leurs aptitudes, de leur formation ?

  • qui sera en mesure d’évaluer l’appel, les aptitudes du candidat ?

  • qui va proposer une formation appropriée ? qui va proposer à l’église d’accorder un soutien financier ?

  • définir le processus de sélection et de reconnaissance par l’église

  • qui va établir un budget, planifier les finances ?comment envoyer un ouvrier à court terme ?

  • comment rester en contact avec eux, prier pour eux ?

  • comment s’opère la sélection et le fonctionnement des membres du comité missionnaire ?

  • comment intégrer l’église, afin que tous se sentent partie prenante ?

  • Comment informer, motiver ? Définir les procédés de communication.

5- Passer à l’action

Réexaminer régulièrement la stratégie d’engagement missionnaire de l’église : il faut être pratique dès le départ.

  •  L’église tombe facilement dans des réunions et activités régulières : rappelons à l’église qu’elle est appelée à ENVOYER !

La mission est au même titre que l’adoration, l’Evangélisation, etc. ;

  •  L’enthousiasme et l’engagement des Responsables est déterminants ;

  •  Coordonner la mission avec l’enseignement et les autres activités de l’église.

6- Utiliser la littérature Ex. « Flashes sur le monde »

Susciter la prière par des informations précises, régulières, nouvelles.

 

                           VII-  COMMENT CEUX QUI ENVOIENT ET CEUX QUI SONT ENVOYES PEUVENT GARDER LE CONTACT

 

La communication est essentielle :

-         ceux qui restent au pays ont une image caricaturale des terres de mission ;

-         le missionnaire au loin, pris dans son activité, voit les souvenir de son pays d’origine s’estomper avec le temps.

Le monde occidental change très vite, il devient lointain.

  • Ceux qui envoient doivent garder contact avec leurs missionnaires

  •  Nous sommes un Corps : les missionnaires sont les membres du Corps local qui travaille au loin. L’église locale est à l’œuvre au travers d’eux ; elle doit se soucier de leur bien-être, de leur soutien, encourager, ...

  •  Christ est le Cep, nous sommes les sarments : Tous, nous portons la vie de Jésus en nous, nous sommes unis par cette vie. Nous sommes impliqués par les souffrances des autres, nous sommes « membres les uns des autres » (1Corinthiens 12 : 25-26 ;    Colossiens 1 : 24)

  •  Nous sommes famille de Dieu : Les missionnaire nouent des relations avec des chrétiens autochtones et nous rendent conscients de cette relation avec une famille large, que nous ne connaissons pas.

  •  Nous sommes une armée : Nous ne pouvons pas abandonner ceux que nous avons envoyés, face à l’ennemi. Nous combattons avec eux !

  • Ceux qui sont en mission ont besoin de garder le contact avec ceux qui les ont envoyés

-         Les missionnaires ont une responsabilité à l’égard des membres de leur église d’origine, car ils les soutiennent, ils prient pour eux.

Nous devons alimenter leurs prières par des informations précises, fréquentes.

-         Nos prières et notre action doivent être synchronisées.

-         Ceux qui nous envoient dépendent de la qualité et du réalisme de notre communication.

 

                                         VIII- LES MISSIONNAIRE EXERCANT UNE PROFESSION

                                   

        Exemple historique des Moraves : Tous les envoyés subvenaient à leurs besoins.

C’était nécessaire à l’époque (pas de système bancaire), et c’était un exemple pour les païens qui étaient évangélisés.

-         Paul n’était pas un ouvrier « à plein temps » comme on l’entend aujourd’hui. Il choisissait de travailler de ses mains pour gagner sa vie.

La première église ne faisait pas de distinction parmi les ouvriers chrétiens, tous étaient membres du peuple de Dieu.

Par nécessité, les missionnaires des 17 premiers siècles de l’histoire de l’Eglise subvenaient à leurs propres besoins.

C’est avec l’apparition des banques que le soutien financier des missionnaires au loin a pu être organisé.

Robert Morrison (arrivé en Chine en 1807) - W. Carey en Inde etc. travaillaient. Même dans la mission à l’intérieur de la Chine de H. Taylor, certains subvenaient à leurs besoins.

Paul et ses associés

  • Paul est présenté comme « faiseur de tentes » à Corinthe (Actes 18 : 1-3) et Ephèse (Actes 20 : 33)

1 Corinthiens 9 : 5-6 Paul et Barnabas avaient une activité lucrative.

- Paul avait un métier qui lui permettait de déplacer facilement

- Jésus avait dit aux 12 et aux 70 de ne rien prendre pour le voyage (Luc 9 : 3 et 10 :7).C’était une manière acceptable parmi les juifs, mais Paul était appelé parmi les païens.

Autres exemples : Priscille et Aquilas – Luc le médecin

  • Paul avait un principe général : il assurait son propre soutien !

1 Corinthiens 9 : 15-18 –    Actes 20 : 34-35

Il accepte les dons des églises autres que celle dans laquelle il séjourne

Philipiens 4 : 11-12   –   2 Corinthiens 9 : 15-18

Deuxième voyage : Paul travaillait Thessalonique (1Théssaloniciens 2 : 9), à Corinthe (1Corinthiens 4 : 12).

Troisième voyage : 1Corinthiens 4 :11-12 ; 2 Corinthiens 2 : 14-16                    

Paul en séjour à Ephèse travaille encore.

Détention de deux ans à Rome : Actes 28 : 30     Paul vécut à ses frais.

  • La profession est-elle un moyen pour atteindre un but uniquement spirituel ?

Le travail est d’abord un moyen de glorifier Dieu. C’est un engagement social, qui revêt un caractère de modèle, surtout en milieux païen.

Les tentes étaient utilisées 1/ par les armées romaines 2/ par les équipages de bateau.

L’atelier de Corinthe était situé à un endroit favorable, stratégique.

1 Corinthiens 4 : 12-13 « Nous travaillons de nos mains ... nous parlons)

Paul évoque « notre travail et notre peine » (1Théssaloniciens 2 : 9). Sa vie n’était pas facile. (2 Corinthiens 11 : 27).

Le travail manuel de Paul était méprisé par les grecs, c’était servile, indigne d’un citoyen romain.   

1Corinthiens 4 : 10 ;     2 Corinthiens 11 : 7

L’activité pratique de Paul était régulière, c’était le fruit d’une conviction, pour servir d’exemple. Il évangélisait en même temps.

  • Assurer son propre soutien dans le monde aujourd’hui

Nous devons choisir la méthode voulue par Dieu, adaptée à la situation –voir  1 Corinthiens 9 : 3-6

Il est tout aussi biblique de s’autofinancer que de vivre par les dons des églises.

Exercer un métier  pour un envoyé, est une option tout à fait crédible.

Cela demande des sacrifices pour celui qui part, et un grand soutien spirituel de la part de ceux qui envoient.

  • Changeons notre manière de voir !

-         Dieu a utilisé en mission des gens haut placés, des militaires, etc.

Prions et soutenons ces véritables missionnaires